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Gabriel Epixem

Essais d'un poète amateur français


Ma page personnelle, dédiée à la poésie.

Nos plumes accompagnent nos pensées. Elles les libèrent. Elles les encouragent. Elles les subliment aussi. Oui. Il y a un brin de nous dans chaque mot. Ils résonnent loin en nous tel un écho.


Une petite sélection de quelques poèmes et sonnets.

Comme un signe

Comme un signe qui effleure notre évidence,
Comme l’étincelle d’un nouveau contretemps,
Comme une nouvelle saison à ce printemps,
Tu ne seras jamais une coïncidence.

Comme une muraille autour de ta résidence,
Comme un Cerbère autour d’un palais de sultans,
Comme un troubadour qui réunit tous ses chants,
Tu te sauvegarderas de l’intolérance.

Comme une aura qui se mêle à notre couleur,
Comme une flamme qui ravive ta chaleur,
L’autre sera ta plus précieuse richesse.

Comme un cormoran qui plonge dans l’océan,
Comme un voyage d’Ulysse vers sa noblesse,
Tu esquisseras la fresque de ton roman.


Les 5 sens

Observe cette lueur au loin des critères,
Écoute cette douceur qui danse en concert
Et hume ce beau parfum qui s’est entrouvert,
Effleure aussi ces embruns bientôt éphémères.

Goûte toutes ces saveurs pleines d’atmosphères,
Extrait toutes leurs vapeurs dans un bel insert
Et cultive-les afin d’en nier le désert,
Partage-les pour enfin voir d’autres jachères.

Une autre sensation qui glisse vers soi,
Une douce attraction qui s’étend vers toi,
Ces sens qui nous inspirent et qui nous rapprochent.

Un vif besoin d’écrire et ne pas oublier
Tous ces chants de sirènes quand ils nous accrochent,
Pour remonter en scène car il faut s’y fier.


Bercé par le temps

Loin du sextant, au gouvernail, bien agrippé,
Je me souvenais encore, en pleine bataille,
Bercé par le temps, au dessus de cette faille,
De ce passage obligé vers cette cité.

Loin de la houle, serein, d'un pas assuré
Vers cette terre si proche de ma muraille,
Vers ce soleil se libérant de son écaille,
Le vaisseau accostait, le pavillon levé.

Sur le quai, les marins chantaient une ballade;
Au milieu de cette foule, sur l'esplanade,
Moi, j'attendais déjà un nouveau réconfort.

Près de l'ancien gréement, près de l'autre croisée,
Furtivement, brièvement et sans effort,
Un regard, un sourire, elle s'est retournée.


Hymne à Éole

Éole, esquisse-nous tous ces beaux paysages,
Souffle encore légèrement sur nos rivages,
Sculpte ton portrait sur ces roches avec art,
Qu'il soit comme une encoche gravé au hasard.

Pousse ta chevelure sur ces fières voiles,
Glisse ainsi pour nous rapprocher de ces étoiles,
Effleure cette mine sur ce vieux gréement,
Transporte encore ce digne et pieux goéland.

Guide-nous enfin vers ces lointaines montagnes,
Berce ces vagues qui deviennent nos compagnes,
Évite à ces nuages de devoir crier,
Chasse ainsi leur ombrages pour le voir briller.

Chante-nous maintenant tes anciennes comptines
Pour qu'elles bouleversent l'hymne des ondines,
Que ces haubans deviennent la harpe du vent,
Que ce poème te soit dédié tout autant.


Le temps d’un vol

Tout d'abord, en accord, sonne
Puis enfin décolle et tonne,
Et maintenant glisse un temps,
Tout au loin, au gré des vents.

Persiste, résiste et vole
Auprès de cette auréole.
Décroche un instant et sors
Des gorges, de leurs abords.

Plonge, file dans la brume,
Voltige autour de l'écume,
Au dessus des monts alpins,
En haut des cimes des pins.

Résonne, frissonne encore,
Rejoins les coins de l'aurore.
Poursuis plus haut vers les cieux,
là où se trouvent les dieux.

Frôle aussi notre atmosphère,
Dépasse notre frontière,
Embrasse notre univers,
Rêve la fin de ce vers.


Le temps d’une nage

Au large, près de ta presqu’île, des rivages,
Je nage, je reste fébrile, près des sages,
Sans rage, sur le fil, sans jamais t’oublier;
Otages de notre exil, tu es mon sentier.

Lueur intrépide, clarté de nos regards,
Éclipse le vide de nos derniers départs,
Efface les rides de notre premier soir
Et deviens le guide de ce deuxième espoir.

Quelques brasses encore après ces archipels,
Face à ton corridor, auprès de tes appels,
Pour rallier ton décor à tout ce paysage,
Pour un dernier effort au bout de ce passage.

Porté par la houle, je file sur ces vagues;
Maintenant je coule, j’aperçois nos madragues;
Puis enfin je roule, j’échoue, oui, sur le sable;
Voilà je déboule, vivons cette autre fable.


Le temps d’une randonnée

Je filais, je m’éclipsais, oui je randonnais
Loin de nos campagnes, au bord d’un autre alpage,
Sur cette montagne, sans tout mon équipage,
J’arpentais, je m’élançais, oui j’escaladais.

J’admirais, je contemplais, mais je continuais
Le long des cascades, au bord d’une autre page,
Pour une balade loin d’un autre cépage,
J’accédais, je franchissais, oui je m’approchais.

J’accostais, j’aboutissais, j’observais ce rêve,
Je m’ancrais, je m’apaisais, oui une autre trêve
Le temps de voir la mer de nuages enfin.

Je festoyais, je savourais cette nature,
Je m’imprégnais de ces paysages sans fin,
J’appareillais, oui j’embrassais cette aventure.


Le temps d’un poème (v2)

Le temps défile et s’en va rituellement,
J’entends sa rime qui chantonne une autre aubaine,
Reprends son rythme pour que sonne une rengaine,
Détends son fil, tu vivras plus paisiblement.

Le temps d’un écho qui s’approche doucement,
Chante son tempo pour qu'un jour il nous entraîne,
Comme un allégro qui toujours nous désenchaîne,
Comme un adagio qui ricoche lentement.

Ce doux poème que tu réécris sans cesse,
Que tu ressèmes pour un autre cri de liesse,
Ce nouveau thème qui a enrichi son grain.

Une autre alliance qui devient ta fantaisie,
Un énième sens qui rejoint ton seul refrain,
Le temps qui danse, ce matin, sa poésie.


Une Tour de Babel

La tour de Babel est la fable d'une alliance,
L'autre langue universelle des soupirants,
La harangue solennelle de ces amants,
Elle est le sel d'une véritable espérance.

Le discours d'une fraternelle tolérance,
Il est cette force qui soude les fragments,
Il est cette écorce qui boude les absents,
Il est l'essence d'une saine intelligence.

Immense et si profonde, elle effleure les cieux;
Intense et si féconde, elle enfante des dieux;
Les mythes semblent même espérer nous instruire.

Elle symboliserait un unique parler,
Le canal qu'il faudrait sûrement reconstruire,
Le langage qui peut vraiment nous rassembler.


Espoir

J'ai longtemps cherché,
Je n'ai jamais trouvé de Vérité,
J'ai seulement trouvé Ma vérité,
Oui celle que j'ai choisi d'adopter.

Celle qui me guide,
Celle qui m'est chère.

Celle qui vous redonne espoir, au détour d'un simple regard;
Celle qui vous redonne vie, au détour d'un simple sourire;
Celle qui vous réconforte, au détour d'un simple mot.

C'est pourtant si bref,
C'est pourtant si Vrai.

Vous oubliez vos peines, le temps d'une simple trêve;
Vous oubliez vos douleurs, le temps d'un simple instant.

Oui,
Vous continuerez à chercher d'autres regards,
Vous continuerez à chercher d'autres sourires,
Vous continuerez à chercher d'autres mots,
Oui vous garderez espoir.

Ces ballades poétiques. Ces mots croisés d’un autre temps. Cette alchimie nécessaire entre rigueur et sensibilité.

Gabriel Epixem, poète amateur passionné par la poésie lyrique.