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Sous le son de ta lyre

Sous le son de ta lyre

Publié par Gabriel Epixem

Écrire mais sans nous affaiblir. Écrire sans oublier d’agir. Écrire aussi pour se découvrir.
Écrire ainsi pour approfondir. Écrire rien que pour le plaisir. Écrire afin de pouvoir s’ouvrir.
Écrire pour ne plus s’abêtir. Écrire pour toujours s’affermir. Écrire pour enfin devenir.
Écrire pour se rapprocher de tous nos livres sous le son de ta lyre.

Écrire, surtout, afin de faire croître le meilleur de nous-même. Pour pouvoir enfin se reconstruire. Pour nous enrichir au fil de nos réflexions. Pour oublier parfois toutes nos imperfections, le temps d’un nouveau vers. Pour oublier tous ces défauts le temps de se lire, au fil de l’hiver.
Mais aussi, pour ne pas oublier tous ces souvenirs, le temps d’écrire. Oui, pour continuer à espérer, le temps de se découvrir.
Et un jour, peut-être, devenir libre. Et un jour, peut-être, véritablement vivre.

Malgré tous nos écrits, nous ne sommes pas pour autant meilleurs. Nous aspirons surtout à l’être.
On se lit. On se découvre aussi.
Nous devrions maintenant mériter tous nos livres. A trop exposer parfois la meilleure part de nous-même, nous n’avons plus d’autres choix que d’essayer de devenir aussi sages que nos écrits. Ceci deviendrait presque un devoir. Ceci devient presque une nécessité, pour continuer à écrire. Ceci nous permettrait d’être, vraiment, cohérents envers ceux qui nous lisent.

La jalousie, la cupidité, la bêtise aussi, trouvent toujours d’autres chemins pour obscurcir notre discernement. Nous devons nous relire. Nous devons tellement prendre du recul. Même nous recueillir. Réfléchir surtout avant d’agir. Attendre aussi, un peu, avant d’écrire.
Nos faiblesses, nos émotions et nos blessures nous aveuglent souvent, l’émotivité prend parfois le pas sur la raison. La sensibilité peut aussi devenir nocive. Il nous faut être lucides.
Il nous faut être vigilants. Oui, vraiment. Il nous faut être fraternels. Oui, tout autant. S’enraciner dans le réel.

Alors, effectivement, nous ne sommes pas meilleurs que les autres. Mais parfois nous aspirons vraiment à nous améliorer. Et le vouloir devient une force. Essayer ensuite nous permet de nous respecter. Persévérer nous permet de nous accepter. C’est ce qui nous permet aussi de résister. Réussir nous permet même de nous aimer. Cette volonté devient notre combat. Elle devient très vite inébranlable, elle est tellement véritable. Elle est tellement indispensable. C’est peut-être le seul vrai combat que l’on devrait mener. C’est en tout cas, probablement, une des choses essentielles auxquelles on devrait croire. Une des choses que l’on devrait, je crois, savoir. Oui, elle pourrait même devenir notre vérité et notre espoir.

Ce sera encore notre seule et véritable lutte. Et ce même avant que cette nouvelle année débute.
C’est ainsi, c’est en moi. C’est aussi en toi, je le vois. Oui, inspire-moi.
Tout semble possible quand une cause est juste. Ce monde n’est pas toujours si injuste.
Alors oui, vraiment, je continuerai à écrire sous le son de ta lyre.

Auteur: Gabriel Epixem - Fin du texte

6 commentaires sur “Sous le son de ta lyre”

  1. Commentaire

    Tout est dit… c’est vrai et profond. La vrai sagesse est celle qui se permet de prendre le temps du recul et de la réflexion. Belle évolution et résolution. 😘
    Merci

  2. Commentaire

    Merci,pour nous permettre de percer un peu plus votre mystère.
    Continuez à écrire et nous enchanter par vos poèmes et l’année 2018 sera plus belle.

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