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Le temps d'une nage

Le temps d’une nage

Publié par Gabriel Epixem

Au large, près de ta presqu’île, des rivages,
Je nage, je reste fébrile, près des sages,
Sans rage, sur le fil, sans jamais t’oublier;
Otages de notre exil, tu es mon sentier.

Lueur intrépide, clarté de nos regards,
Éclipse le vide de nos derniers départs,
Efface les rides de notre premier soir
Et deviens le guide de ce deuxième espoir.

Quelques brasses encore aux bords des archipels,
Face à ton corridor, auprès de tes appels,
Pour rallier ton décor à tout ce paysage,
Oui, un dernier effort au loin de ce naufrage.

Porté par la houle, je file sur ces vagues;
Maintenant je coule, j’aperçois nos madragues;
Puis enfin je roule, j’échoue, oui, sur le sable;
Ôte ta cagoule, vivons une autre fable.

Auteur: Gabriel Epixem - Fin du texte

6 commentaires sur “Le temps d’une nage”

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