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Bercé par le temps

Bercé par le temps

Publié par Gabriel Epixem

Loin du sextant, au gouvernail, bien agrippé,
Je me souvenais encore, en pleine bataille,
Bercé par le temps, au dessus de cette faille,
De ce passage obligé vers cette cité.

Loin de la houle, serein, d’un pas assuré
Vers cette terre si proche de ma muraille,
Vers ce soleil se libérant de son écaille,
Le vaisseau accostait, le pavillon levé.

Sur le quai, les marins chantaient une ballade;
Au milieu de cette foule, sur l’esplanade,
Moi, j’attendais déjà un nouveau réconfort.

Près de l’ancien gréement, près de l’autre croisée,
Furtivement, brièvement et sans effort,
Un regard, un sourire, elle s’est retournée.

Auteur: Gabriel Epixem - Fin du texte

4 commentaires sur “Bercé par le temps”

  1. Commentaire

    Tout le poème est tendu vers la dernière strophe : l aboutissement de ce long voyage, l aboutissement du poème : on est dans cette attente, en le lisant. Et on en est récompensé car ce regard, c est le rêve de chacun de nous : il est promesse de chaleur de tendresse, et ou d amour.

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