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La poésie

Publié par Gabriel Epixem

La poésie évoque, pour moi, la recherche d’une certaine élégance dans les mots, l’emploi de métaphores plus ou moins inspirantes pour susciter une émotion plus ou moins intense et pour exprimer une idée d’une façon plus ou moins imagée. C’est ce que je tente de faire, d’une façon qui me correspond vraiment, d’une façon qui m’inspire surtout.
Ce que je préfère, je crois, c’est mêler l’écriture littéraire à la poésie. Un sorte de mélange de genres, une sorte d’alchimie des mots, on peut ainsi laisser notre inspiration, notre imagination et notre réflexion s’exprimer librement. Et ce que j’aime encore plus parfois, c’est y ajouter une ambiance musicale, une sonorité qui colle à l’ambiance du texte, ce que j’appelle sur mon blog les ballades. Cela nous rappelle les poèmes qui étaient chantés autrefois par les troubadours. Oui, cela nous remémore parfois le temps des poètes d’antan. Et oui, la poésie peut être libre.

Mais quand on écrit un sonnet. On est obligé, dans ce cas, de s’imposer une certaine rigueur. On a d’ailleurs rapidement l’impression d’être bridé par les règles strictes de cette forme de poème. Un peu comme si on vous retenait dans votre élan à la fin et au début de chaque phrase, à la fin ou au début de chaque strophe.
Un sonnet contient 14 vers. Il se compose de 2 quatrains et de 2 tercets. Le dernier vers est
surnommé la chute, la conclusion en quelque sorte. Il peut être régulier ou non régulier. Il existe plusieurs variantes ou types, français, shakespeariens… L’ordre des rimes suit un schéma précis.
Une chute sous-entend qu’il doit exprimer une idée, une pensée ou même raconter une histoire précise. Il doit avoir un sens.
Personnellement, j’utilise la forme régulière française, c’est à dire le sonnet de type Peletier.

La poésie dite classique ajoute ensuite ses propres règles et même ses conseils. L’alternance des rimes féminines et masculines est conseillée. Le nombre de syllabes de chaque vers est défini, 12 pour l’alexandrin. N’oublions pas non plus la gestion du « e muet ». Évitons aussi le hiatus. Essayons même parfois la césure…

Mais au milieu de cette rigueur qui semble parfois brider notre inspiration, on peut y découvrir finalement un exercice passionnant. Un poème devient rapidement comme un petit casse-tête poétique. Une excellente façon d’exprimer une idée ou un sentiment d’une manière claire et concise. Un moyen aussi d’adopter d’autres termes. Une occasion, parfois, de se documenter.
Il se transforme alors comme une sorte de sudoku littéraire. Il devient alors comme des mots croisés d’un autre temps. Et surtout, il est et restera un noble défit d’écriture.

Ainsi, une strophe peut facilement devenir une suite de mots sans âme. Un poète doit être attentif. Il faut être, je crois, imaginatif. Il faut être parfois émotif.
Toute la magie d’un poème est peut-être là: l’alchimie nécessaire entre rigueur et poésie, l’alchimie nécessaire entre rectitude et sensibilité.
Oui, elle peut être aussi une méthode différente d’apprentissage de la littérature.

Auteur: Gabriel Epixem - Fin du texte

Un commentaire sur “La poésie”

  1. Commentaire

    Merci pour ce texte. Pour moi, c’est intéressant de savoir quelle est l intention profonde et secrète de l auteur en écrivant un poème : les règles qu il se donne, le plaisir et l effort qu il a éprouvé. Bien souvent, on ne sait rien de tout cela. Alors merci de m éclairer ainsi.

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