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Le droit d’exister

Publié par Gabriel Epixem

Le droit à chacun d’être et d’exister. Le droit à chacun d’être soi-même. Sans limite, aucune.
Une idée souvent mise en avant. Une philosophie, malgré tout, toujours présente. Toujours est-il que cette liberté n’est seulement possible que si chacun profitait de ce droit et donc de cette liberté. Il ne peut donc y avoir d’exception sinon ceci ne serait pas réalisable.

La liberté s’arrête où commence celle des autres.

Ainsi, l’humain, dans son ensemble, semble incapable d’atteindre cet idéal. Un idéal qu’il souhaite, je crois, souvent vouloir atteindre. En effet, le terme sans limite paraît ici bien utopique.
Peut-être. Mais il s’avère, par contre, que nous nous en rendions compte. Alors, ensuite nous l’écrivons. Nous mettons en évidence son importance. On le devine, par exemple, dans la Déclaration des droits de l’homme.

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, août 1789:
Article 4. – La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, juin 1793:
Article 6 (La Liberté). La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui : elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait.

Ainsi, au fil de l’histoire de nouveaux concepts naissent. Il en découle, de temps à autre, de nouveaux principes. Certains s’inscrivent profondément dans nos sociétés. D’autres aussi dans nos constitutions. Parfois même, nous nous imposons des règles nouvelles. Nous n’avons finalement pas le choix. L’être humain apprend. L’Homme s’améliore malgré tout. Nous l’espérons encore et toujours. En attendant, nous instaurons quelques garde-fous. C’est en effet parfois nécessaire. Des lois sont écrites. Et la justice veille.

Malgré tout, l’Homme rêve sans cesse de liberté. Il rêve souvent d’être libre. De l’être toujours plus. De s’émanciper encore et encore. De se libérer de ses chaînes. Mais en est-il vraiment capable ? En sommes-nous vraiment capables ?
Et surtout , que veux dire être libre ?
Serons-nous véritablement libres le jour où tous ces garde-fous ne nous seront plus nécessaires ?
Est-ce ainsi que l’on deviendrait véritablement libre ?
C’est possible. Alors, il s’agirait d’être libre de toutes contraintes. D’être simplement maître de nous-même. Mais si tel était le cas, ceci serait seulement possible le jour où l’autre, quel qu’il soit, deviendrait aussi un peu nous-même. Et si tel était le cas, ceci serait seulement possible le jour où l’autre, quel qu’il soit, pourrait l’être tout autant, libre. Alors oui, dans ce cas, peut-être.
Alors, finalement est-il concevable d’atteindre véritablement ce but ?
Premièrement, le pourrais-je moi-même un jour ? Et donc, en suis-je moi-même capable ?
Et puis ensuite, l’humain, dans son ensemble, le pourrait-il ?
Il ne s’agit pas seulement de nous. Il s’agit nécessairement d’un tout. Un tout qui n’a donc aucun sens sans nous.
Toujours est-il que tout indique que cet idéal serait légèrement utopique. Se serait un but quelque peu inatteignable. Mais cette ambition pourrait au moins nous permettre de défendre ce droit fondamental d’être et d’exister. Sans limite, aucune. Mais ensembles. Seulement ensembles. Oui, forcément tous ensembles. Et donc sans aucune exception, aucune. Non même pas nous-même.
Alors, peut-être juste un simple projet qui nous permettrait un jour de changer. De réfléchir autrement. Voire même un jour d’être aussi un peu plus libre. Peut-être même que ce sans limite deviendrait finalement accessible. Si et seulement si il l’était pour tous.

En attendant, l’Homme a été capable d’écrire des textes comme la déclaration des droits de l’homme. Il a été aussi capable de défendre des devises telles que « Liberté, Égalité, Fraternité ». De défendre ardemment ce principe de laïcité. D’écrire des lois comme celle de 1905… Certains textes semblent presque parfaits, parfois même à la virgule près. Certaines devises et maximes aussi, certains concepts même.
Alors. A qui devons-nous tout ceci ? Qui étaient ces hommes et ces femmes ? Des visionnaires probablement. Alors oui, nous pouvons sûrement garder espoir. L’Homme se surpasse parfois. Oui, apperemment certains en sont capables ou quasiment. Il suffit parfois de prendre un peu de recul sur quelques écrits pour le comprendre ou le deviner. Oui, on reste profondément surpris.

Auteur: Gabriel Epixem - Fin du texte

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