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Un zeste d'incertitude

Un zeste d’incertitude

Publié par Gabriel Epixem

La vie est plus facile, dans toutes ses dimensions, si on se définit par ce qu’on approuve et non par ce qu’on rejette.

– Jacques Attali

Je suis d’accord. C’est constructif et plus positif comme point de vue. Certes, il est mieux d’approuver que de rejeter. Pour moi, cela ne fait presque aucun doute.
On le sait aussi, il y a ce vieux verre à moitié vide que l’on aimerait voir plus souvent plein. Mais revenons au sujet.
Donc. Ensuite. Selon moi, que l’on approuve ou que l’on rejette, du moment qu’il existe une certitude en nous, c’est possiblement néfaste. En effet, du moment que l’on efface notre esprit critique, on s’efface tout autant face à notre certitude. On plonge ainsi un peu dans le flou. On s’y perd un brin. On devient finalement moins lucide. On arrête quelque peu de réfléchir. Oui, on réfléchit probablement mal maintenant.
Ainsi, le concept dorénavant nous dépasse. Il deviendrait presque un dogme. Tout dépend du sujet évidement. Tout dépend de l’objet forcément.

Alors. Si il est mieux d’approuver que de rejeter, oui c’est un fait, est-il mieux encore d’ajouter ne serait-ce qu’un zeste d’incertitude ?
Premièrement, il n’est pas question ici de douter de tout. Non, vraiment pas. Et même surtout pas. Ne passons pas d’un extrême à l’autre. Ici, il est seulement question d’un zeste et non d’une remise en cause totale de tout et n’importe quoi. La nuance est importante, voire même essentielle.
Donc. Il nous suffirait simplement de ne laisser qu’une infime part de doute à certaines de nos réflexions. Plus ce n’est pas nécessaire et cela pourrait même devenir tout autant nuisible.

Alors, dans ce cas, comment faire?
Tout serait, ou presque, qu’une question de juste milieu. De fuir, ainsi, les extrêmes. De douter un peu mais pas de trop. Fuir tout autant l’incertitude que fuir la certitude. Préférer le peut-être à ce je ne sais pas. Préférer le peut-être au je suis certain. Préférer le peut-être au je suis totalement incertain.
Peut-être…

Quoi qu’il en soit, on doit bien admettre que la certitude semble une notion essentielle dans tout extrémisme et fanatisme. Elle serait un peu comme la clef de voute, je crois, de ce mode de pensée. Alors, en effet, un zeste d’incertitude lui serait sûrement fatal, toute idéologie radicale pourrait probablement s’écrouler.

La philosophie nous le démontre souvent, rien n’est tout blanc ou tout noir. Il y a par contre différentes nuances de gris, tantôt plus proches du noir, tantôt plus proches du blanc.
De temps à autre, la science le constate, même les neurosciences dernièrement.
La politique nous le montre parfois, rien ne semble jamais simple, il existe tellement de paramètres à prendre en compte.
Alors si on rajoute en plus l’humain dans l’équation, la psychologie et la sociologie par exemple, tout semble encore plus compliqué. Oui, tout semble bien éloigné d’une simple et pure Vérité.

Alors oui, un simple juste milieu. Oui, un zeste d’incertitude. Une harmonie, peut-être.

Auteur: Gabriel Epixem - Fin du texte

3 commentaires sur “Un zeste d’incertitude”

  1. Commentaire

    Belle réflexion, belle attitude aussi que de rechercher chez l’autre ce qui est bien, s’en nourrir pour être mieux avec nous-même et avec lui. C’est à force de construire le bien que l’on devient peut-être un peu meilleur, principe perfectibilité qui donne du sens à la vie humaine.
    JF

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